La construction de la Grande Pyramide de Khéops reste l’un des plus grands mystères de l’histoire humaine. Comment des hommes armés uniquement d’outils en cuivre et en bois ont-ils réussi à déplacer des blocs de pierre pesant en moyenne 2,5 tonnes, certains atteignant 80 tonnes ? Plusieurs théories s’affrontent aujourd’hui. La plus répandue propose l’utilisation de grandes rampes en terre et en briques crues permettant de hisser les blocs jusqu’au niveau souhaité. Mais cette théorie pose un problème : une rampe atteignant le sommet de la pyramide aurait nécessité autant de matériaux que la pyramide elle-même. Une étude française de 2017 propose une alternative fascinante : une rampe intérieure hélicoïdale creusée dans la pyramide elle-même, avec des encoches permettant aux ouvriers de faire pivoter les blocs à chaque angle. Des traces de cette rampe auraient été détectées par muographie. Pour le transport horizontal, des papyri découverts à Ouadi el-Jarf montrent que des ouvriers versaient de l’eau devant les traîneaux en bois pour réduire le frottement sur le sable, divisant par deux la force nécessaire au déplacement. Un génie d’une simplicité redoutable.
